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Why most accessibility barriers go unnoticed

Dans les conversations professionnelles, les premiers signaux qui émergent en accessibilité numérique sont souvent ceux que l’œil repère : un contraste faible, un bouton trop discret, un texte trop dense. Ces éléments comptent, bien sûr, pourtant ils ne représentent qu’une infime fraction du sujet. Alors, pourquoi cet unique scope ?

Beaucoup d’utilisateurs naviguent sur le Web par la vision et projettent spontanément cette expérience comme unique référence. Ce prisme – ou biais – oriente l’attention vers ce qui se voit et fait oublier tout ce qui ne se perçoit pas par la vue. Pourtant, une large part de l’accessibilité se joue ailleurs : sous la surface graphique se trouve un territoire entier décisif.

The same site, radically different experiences

L’évaluation spontanée d’un site repose donc souvent sur une impression visuelle : harmonie des couleurs, rythme des espacements, équilibre global. Dans ce cadre, un site peut sembler abouti, cohérent, parfois même exemplaire. Mais ce ressenti n’est qu’une lecture parmi d’autres.

As soon as we look at how the page can be interpreted for other uses - keyboard, screen reader, logical rather than visual order - the lines change.

A visually perfect title structure can become a labyrinth for a screen reader. A visually impeccable modal can trap a keyboard user with no way out. A carefully designed button can be mute for assistive technology. An intuitive gesture - drag, hover, drop - does not exist for certain uses, such as for people with motor disabilities.

Un biais de conception, pas un manque de compétence

Il serait facile d’y voir un manque de compétences, il s’agit plutôt d’un prisme. Le Web a été façonné historiquement et culturellement par des approches centrées sur la vision (et la souris).

Training, tools and professional reflexes still encourage this perspective: scan, click, move fast. Nothing really prepares you to read a page entirely from the keyboard, to interpret a structure with a screen reader or to understand what an interface becomes when interactions are based on other capabilities.

Ce biais perceptif limite la façon d’imaginer l’expérience, non par mauvaise volonté, mais parce qu’une autre réalité reste inexplorée.

Making long-ignored obstacles visible

L’accessibilité numérique commence dans ce déplacement volontaire : accepter de regarder, d’écouter, de comprendre autrement. Accepter que ce qui fonctionne pour les uns ne fonctionne pas pour tous. Accepter que l’inclusivité ne se décrète pas – elle se construit à travers des choix de conception qui changent pourtant tout.

Le basculement ne nécessite pas de transformer sa pratique du jour au lendemain. Il commence par un geste simple : changer d’outil, changer d’angle, changer de posture. Ce n’est pas une révélation spectaculaire, simplement la découverte d’un Web qui existait déjà mais qui n’était pas regardé avec d’autres outils.

Une fois que le regard s’ouvre, l’invisible cesse d’être un angle mort. Il devient une responsabilité et peu à peu, une manière de créer un Web qui accueille toutes les façons d’y entrer, pas seulement celles qu’on vit soi-même.

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